🌱 Régulation du climat d’une serre Modèle en direct
Vous gérez le climat d’une serre en verre d’un hectare où poussent des tomates. Le soleil, l’air extérieur et la culture elle-même font varier la température, l’humidité et le CO₂ toutes les dix minutes; vos leviers sont les ouvrants de toit, la consigne de chauffage, un écran d’ombrage/d’économie d’énergie, la brumisation haute pression et le dosage de CO₂. Chaque valeur provient d’un bilan d’énergie et de masse que vous pouvez inspecter ci-dessous.
Ce que vous allez apprendre
Pourquoi une serre surchauffe au soleil, et pourquoi la ventilation seule ne peut pas la refroidir sous la température extérieure.
Comment les producteurs lisent l’humidité sous forme de déficit de pression de vapeur (DPV) et la maintiennent dans la plage de 0,5 à 1,2 kPa.
Les compromis derrière chaque levier : chaleur contre combustible, refroidissement contre eau, aération contre humidité et CO₂.
Simulateur
Temps 0 min
✓Culture à l’aise
!Culture sous stress léger
✕Culture en danger (chaleur, froid ou maladie)
•Gouttelettes de brumisation
≈Tuyaux de chauffage en marche
Commandes
L’échange d’air augmente avec l’ouverture et le vent. Il évacue autant la chaleur que l’humidité et le CO₂.
La chaudière chauffe jusqu’à 180 W/m² dès que l’air est plus froid que cette valeur.
Fermé : bloque 60 % de la lumière et réduit les pertes de chaleur par la couverture de 6,2 à 4,0 W/m²K, mais gêne aussi les échanges d’air et emprisonne l’humidité en dessous.
Jusqu’à 0,4 L/m² par heure. Les gouttelettes qui s’évaporent refroidissent l’air; dans un air humide, elles mouillent plutôt les feuilles.
Jusqu’à 8 g/m² par heure. Rentable seulement tant que les ouvrants sont presque fermés.
Indicateurs
Température de l’air de la serre
20,0°C
normal
Humidité relative
75%
normal
Déficit de pression de vapeur (DPV)
0,58kPa
normal
Photosynthèse de la culture (relative)
0%
critique
Température extérieure
18,4 °C
Humidité extérieure
58 %
Ensoleillement extérieur
371 W/m²
Concentration de CO₂
420 ppm
Marge au-dessus du point de rosée
4,6 K
Puissance de chauffage
0 W/m²
Transpiration de la culture
0,00 L/m²·h
Renouvellements d’air
1 1/h
Énergie de chauffage utilisée
0,00 kWh/m²
Eau de brumisation utilisée
0,00 L/m²
CO₂ dosé
0 g/m²
CO₂ fixé par la culture
0,0 g/m²
Heures de stress dû à la chaleur (> 35 °C)
0,0 h
Heures de stress dû au froid (< 10 °C)
0,0 h
Heures à risque de maladie (HR ≥ 90 % ou feuilles mouillées)
0,0 h
Degrés-jours de croissance (base 10 °C)
0,00 °C·d
Tendance
Scénarios de crise
Niveau 1 · Après-midi de canicule
Dix heures du matin, ciel dégagé, et les prévisions annoncent 33 °C à l’extérieur d’ici le milieu de l’après-midi. Les ouvrants ne sont ouverts qu’au tiers et la serre se réchauffe déjà. Protégez la culture du stress thermique tout l’après-midi sans gaspiller d’eau.
Temps de stress thermique au-dessus de 35 °C ≤ 15 min
Eau de brumisation ≤ 1,8 L/m²
DPV moyen ≤ 2,2 kPa
Temps de feuilles mouillées ou d’humidité très élevée ≤ 30 min
Niveau 2 · Nuit froide et dégagée
Six heures du soir, ciel sans nuage et −4 °C prévus avant l’aube. Les réglages de jour sont encore actifs : chauffage à 18 °C, écran ouvert et ouvrants entrouverts. Gardez la culture au-dessus de 10 °C toute la nuit avec le moins de combustible possible, et redonnez-lui de la lumière au lever du soleil.
Temps sous 10 °C ≤ 15 min
Énergie de chauffage ≤ 1,4 kWh/m²
Photosynthèse moyenne après le lever du soleil ≥ 12 %
Niveau 3 · Journée humide et couverte
Une journée grise et humide : 9 °C à l’extérieur, un air extérieur presque saturé, et la serre fermée depuis hier soir à 14 °C. La culture continue de transpirer et l’humidité monte vers des conditions propices à la pourriture grise. Gardez bas le nombre d’heures humides et l’air à au moins 15,5 °C sans épuiser votre budget de chauffage — et ne coupez pas le peu de lumière qu’il y a.
Heures à risque de maladie ≤ 2 h
Énergie de chauffage ≤ 0,8 kWh/m²
Air jamais sous 15,5 °C
Photosynthèse moyenne ≥ 32 %
Base — le modèle derrière les chiffres
Chaque relation utilisée par le simulateur, avec sa source. Les constantes signalées comme hypothèses sont des calibrations illustratives.
La température de l’air suit un bilan énergétique : apport du soleil, chaleur perdue par la couverture et avec l’air de ventilation, chaleur utilisée pour évaporer l’eau, plus le chauffage.
C·dT/dt = τ·I·(1 − 0.6·0.75·screen) − λ·(E_crop + E_fog) + Q_heat + (U·Ac/Af + ρc_p·Q_v)·(T_out − T) + G_soil·(T_soil − T)[1]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
Les pertes de chaleur par la couverture valent U × surface × écart de température; un écran fermé abaisse U, un ciel nocturne dégagé l’augmente.
U = 6.2 − (6.2 − 4.0)·screen W/m²K (single glass → with thermal blanket); ×(1 + 0.25·clear sky) at night[1]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
La ventilation correspond aux fuites plus l’écoulement dû au vent par les ouvrants ouverts.
Q_v = (N·H/3600 + vent·C_w·max(1, u_wind))·(1 − 0.4·screen), N = 0.75 h⁻¹[1][4]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
La pression de vapeur saturante augmente rapidement avec la température; le DPV indique à quel point l’air est loin de la saturation.
Bilan de vapeur d’eau : la transpiration et la brumisation ajoutent de l’humidité; la ventilation et la condensation sur la vitre froide en retirent.
H·dχ/dt = E_crop + E_fog − Q_v·(χ − χ_out) − k_c·(Ac/Af)·(1 − 0.7·screen)·max(0, e_a − e_s(T_cover)), χ = e·M_w/(R·T)[6][2]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
La transpiration comporte une part liée au rayonnement et une part liée à l’air sec (DPV).
E_crop = A·(1 − e^(−k·LAI))·I_in/λ + B·LAI·VPD (A 0.45, k 0.64, LAI 3, B 0.02 kg/m²·h·kPa by day)[3]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
La brumisation ne refroidit que dans la mesure où elle s’évapore : environ 2,45 MJ par litre, davantage dans l’air sec que dans l’air humide.
E_fog = fog·0.4 kg/m²·h × min(1, VPD/0.8); each evaporated kg removes λ = 2.45 MJ of sensible heat; the rest wets leaves[1][2]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
Bilan de CO₂ : apport par le dosage, sorties par la ventilation et l’absorption par la culture.
H·dC/dt = dose − Q_v·(C − C_out) − P_net; dosing ≈ 5.5 g/m²·h holds ≈ 1000 ppm at 1 air change per hour[1]
La photosynthèse réagit à la lumière, au CO₂, à la température et au DPV; la réponse au CO₂ suit une règle empirique publiée pour les cultures fruitières en serre.
P = P_ref·(1 − e^(−I_in/300))·exp(150/400 − 150/C)·f(T: 1 at 17–27 °C)·f(VPD) (from the CO₂ rule dP/P = 1.5 %·(1000/C)² per 100 ppm)[5][7]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
Compteurs de stress de la culture : heures trop chaudes, trop froides ou assez humides pour la pourriture grise.
heat hours: T > 35 °C · cold hours: T < 10 °C · disease-risk hours: RH ≥ 90 % or wet leaves · GDD = Σ max(0, T − 10)·Δt[1][7][8][10]
Météo extérieure : courbe quotidienne de température, point de rosée constant, ensoleillement réduit par les nuages, fluctuations aléatoires des nuages et du vent.
T_out = T̄ + A·cos(2π(h − 15)/24); e_out = e_s(T_dew); I = I_clear·(1 − 0.75·N^3.4); cloud N and wind fluctuate (normal, seeded)[9][2]Hypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
Autres constantes utilisées par le modèle.
height 4.5 m · cover/floor 1.2 · τ 0.8 · heat capacity 30 kJ/m²K · heating ≤ 180 W/m² · screen blocks 60 % of light (75 % of that as heat) and 40 % of air exchange, and hides 70 % of the cold glass (condensation) · vents 0.016 m³/s·m² per m/s wind · soil 2 W/m²K · fog ≤ 0.4 L/m²·h · CO₂ ≤ 8 g/m²·h · P_ref 4 g CO₂/m²·h · condensation 1.9·10⁻⁸ kg/m²·s·PaHypothèse : la taille de la serre, la capacité thermique, les ouvrants, l’écran, la brumisation et les coefficients de la culture sont des valeurs illustratives pour une serre en verre moderne; la physique repose sur un seul volume d’air bien mélangé. Les sites réels calibrent chaque constante.
Aléa : un générateur mulberry32 à graine; lois utilisées — uniforme, exponentielle (fonction de répartition inverse), normale (Box–Muller), de Poisson (Knuth). La graine est affichée et partageable.
Modèle éducatif — non destiné aux décisions opérationnelles. Les sites réels calibrent chaque constante selon leur propre équipement et leurs propres données.